Dans le cadre des élections municipales, la CGT de la Ville de Lyon a souhaité rencontrer l’ensemble des candidats au mandat de maire afin de faire le point sur leur vision de la société et du service public.
Enfin… presque tous.
Par son ADN, la CGT se refuse à rencontrer le candidat du Rassemblement national. Par son histoire, la CGT s’est toujours battue pour tous les travailleurs, sans tenir compte de leur origine, de leur nationalité, de leur situation administrative, ni de leur religion ou de l’absence de religion.
Pourquoi la CGT refuse de s’adresser à l’extrême droite ?
Nous défendons tous les travailleurs et nous voulons créer un rapport de force avec le patronat pour faire valoir nos droits et en gagner de nouveaux.
Ce n’est pas par la division des travailleurs exploités que nous parviendrons à nos fins.
La bourgeoisie a besoin d’une main-d’œuvre sans papiers, moins chère, plus docile, qui ne réclame pas ses droits minimums. Cette main-d’œuvre est ensuite montrée du doigt pour servir de bouc émissaire.
Il est toujours plus simple de s’en prendre à son voisin que de chercher à changer profondément un système injuste qui ne bénéficie qu’à quelques-uns.
C’est exactement ce à quoi s’acharne l’extrême droite dans ce pays. Le racisme et le communautarisme ont toujours été des outils utilisés par les capitalistes pour diviser les travailleurs.
C’est pour toutes ces raisons que la CGT ne s’adressera pas à l’extrême droite.
La CGT est-elle de gauche ou de droite ?
Dans son ADN, la CGT est un syndicat construit sur une idéologie de lutte des classes, d’inspiration marxiste, avec pour ambition la répartition des richesses et l’idée que les travailleurs organisés sont capables de faire fonctionner les usines et la production sans le patronat.
Ces idées sont toujours présentes à la CGT.
Pour autant, la CGT ne fait aucune différence entre un travailleur qui se revendique de gauche ou de droite.
Être à la CGT, c’est avant tout vouloir que ses droits en tant que travailleur soient respectés. C’est la solidarité qui nous unit.
Notre démarche dans le cadre de cette tribune
Dans cette tribune : nous n’avons ni la vocation, ni l’ambition, ni la volonté de donner des consignes de vote, ni de dire pour qui voter ou quel candidat serait « le meilleur ».
Nous avons simplement souhaité connaître leur vision du service public.
Nous avons posé les mêmes questions à tous les candidats.
Certains ont accepté de nous rencontrer, d’autres ont répondu par courriel, d’autres enfin, à ce jour, n’ont pas répondu à nos sollicitations. Est-ce parce qu’ils ne nous prennent pas au sérieux ? Parce qu’ils estiment que nous n’avons pas à nous mêler de ces questions ? Ou est-ce tout simplement leur conception du dialogue social ?
À chacun sa réponse.
En tout état de cause, nous pensons qu’en tant que fonctionnaires, cette élection nous regarde autant que le reste de la population.
Cette élection conditionnera nos conditions de travail, nos métiers, nos moyens, notre lien à la population, notre temps de travail et même notre rapport de force au quotidien, avec les potentielles remises en cause du droit de grève.
Alors, chaussez vos lunettes et faites-vous votre propre avis…